Partager l'article ! Une langue meurt... ne pleurons pas !: Ne pleurons pas si une langue meurt ! C’est facile de dire ça, mais soyons réaliste, une lan ...
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(Ma présence sur ce blog est à présent très restreinte)
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Ne pleurons pas si une langue meurt !
D’ailleurs on n’en
parle presque jamais dans les journaux. Pourtant les combats linguistiques existent bel et bien. '' Touchez pas à ma langue ! '' Dises tout haut les Québécois ou les Wallons. On l’entend
fréquemment dans les journaux sous toutes les formes, mais pourtant le Québécois en règle général se fiche de savoir que la langue huronne ait disparu à cause de lui (la langue maternelle des
Hurons aujourd'hui, c'est le français) et que sur les 13 langues autochtones encore vivantes au Québec, 11 sont sérieusement menacées.
Ça y est le mot est lâché : sécurité. Oui, alors tout ça pour ça ?
Mais de la sécurité linguistique, ça n’existe pas, tout comme la sécurité d’une vie sans problème de santé ou autres. Les choses évoluent, changent. Prenons un exemple qui fait peur et admettons que l’on ne parle qu’anglais au Québec. Premièrement regardons la composition de l’anglais par pourcentage : Français et le normand (ou anglo-français) : 28,3 %. Le latin, y compris les mots scientifiques et techniques récents : 28,24 %. Ancien et moyen anglais, vieux norrois et hollandais : 25 %. Grec : 5,32 % Étymologie indéterminée : 4,03 %. Mots dérivés de noms propres : 3,28 %. Mais un vrai cocktail linguistique que cette langue.
Deuxièmement, j’ai répertorié pour Wikipédia quelques 27 dialectes anglais en Amérique du Nord. A long terme, il est donc possible qu’une langue telle que le franglais du Québec ou une autre langue émerge et soit la nouvelle entité linguistique d’un peuple pluriel. C'est tout à fait plausible comme scénario, scénario qui existe actuellement en Suède où l'on ne sait plus si l'anglais ou le suédois sera la langue de demain.
Pour moi il est important de préserver les langues minoritaires car tout un patrimoine culturel vient avec, une histoire. C'est donc la culture qu'il faut défendre ainsi que la langue qui va avec. Si vous changez de langue, vous changerez vos traditions et votre approche aux choses et envers les autres.
Faisons en sorte que notre histoire québécoise, ou basque reste en vie mais s'il vous plaît, faisons une immense place à nos frères de terre, aux langues amérindiennes. Sans eux, nous ne méritons pas notre survie, linguistique bien sur...
Quand une langue disparaît, ce qui me dérange le plus, c'est qu'une vision du monde s'envole à tout jamais. Il ne reste qu'à l'homme que quelques façons d'aborder le monde. Ça c'est triste !
Merci, Wilmi, Mîkwêc, Qujanarssuaq, Weláliek,
(français, abénakis, cris, inuktitut, micmac)
Inversement, en Alsace, ce qui m'énerve (mais je ne connais pas assez la situation c'est vrai), c'est que l'on supprime une langue. Pourquoi ? Parce qu'elle n'est pas enseignée aux enfants de ceux qui y viennent. Or, qui amène le français, si ce n'est ceux qui parlent français ? Cela ne menace pourtant pas le français qui peut être aussi appris en plus de l'alsacien. Pourquoi : parce que l'alsacien est la langue natale de l'Alsace, mais que l'Alsace fait partie de la France. Nous avons le fait que le français est la langue de la France. Soit. Mais qu'on laisse un enseignement bilingue se faire. On sait faire des écoles bilingues, alors faisons-le ! Une langue n'est pas exclusive (un peu quand même pour l'instant) d'une autre, même si cela prend du temps d'en apprendre une. Mais en France (occupons-nous déjà de nous), pourquoi cette "violence linguistique" devrait-elle exister ? Il suffit de laisser les gens qui le souhaitent transmettre leur langue et leur donner la possibilité de vivre dans cette langue (administration bilingue, écoles bilingues...), en plus du français. Ainsi le français resterait langue d'union, sans se faire au détriment des langues locales.
Merci de vos renseignements sur la situation au Québec, au fait, c'est intéressant.
Je pense qu'il y a principalement que deux approches pour aborder les langues minoritaires :
Sans affect particulier pour une langue minoritaire (dialectes, langues régionales ou autochtones), la langue du plus fort s'impose comme salut dans la société de demain, en l'occurrence l'anglais.
Avec un affect particulier (qui fait appel le plus souvent aux critères anthropologiques sociolinguistiques et socioculturels) pour une langue minoritaire, alors l'enseignement d'une langue minoritaire est viable. J'ai l'impression que cela sensibilise environ entre 0 et 8% de la population dans des grandes sociétés unilingues*.
* Pourquoi 8%? C'est le pourcentage d'Américains qui aimeraient voir se scinder les États-Unis en plusieurs pays. Je considère que ce chiffre correspond à l'idée que je me fais des gens sensibles à la diversité et à l'autonomie en général, culturelle ou économique. C'est marginal et négligeable comme approche, cependant l'attirance des gens en général vers les langues de prestige mérite un nouvel article.